Huitième lettre

Tromm Dawi Samoth,

 

Le sommeil a apporté une trêve bienvenue, bien que ce soit une trêve du corps plus que de l'esprit. La proposition de Morpheus d'entrer dans la marche onirique a été accueillie par le groupe. Chacun de nous, enveloppé dans les ombres du sommeil, a été transporté vers un rêve unique, un écho de nos pensées de nos souvenirs, mêlant passé, present et avenir. Mon rêve était une vision sombre et poignante.

Gorok Ankor, notre Ombre, brûlait.

Les flammes dévoraient la forteresse imprenable de Karak Kadrin, laissant des ruines fumantes à la place de la grandeur d'antan. Guidé par une angoisse profonde, je me suis aventuré à l'intérieur des murs autrefois impénétrables. Les halls résonnaient des échos du passé, mais maintenant ils étaient teintés de tristesse et de désespoir. Pris d’un instant de panique, j’ai commencé à rechercher Garagrim et Alrika parmi les débris. Leurs noms résonnaient dans les couloirs de mes souvenirs, mais je ne les trouvais pas. Le rêve était une ombre de ce qui avait été, une réalité alternative où la flamme avait dévoré plus que des pierres et du métal, elle avait dévoré nos vies et notre avenir.

Lorsque mes yeux se posèrent sur cette vision déchirante, mes genoux fléchirent automatiquement, m'amenant au sol. La scène qui se déployait devant moi, chargée d'émotions intenses, était trop accablante pour être soutenue debout. Mon corps réagissait instinctivement à l'impact émotionnel, me forçant à m'incliner devant le poids du moment. Mon fils étendu sur le sol, entouré de nombreux cadavres Dawis et démoniaques. Une scène de carnage, où le destin avait entrelacé nos vies avec les fils sanglants de la bataille. Mon cœur, déjà plombé par le poids du rêve, s'est alourdi davantage en voyant cette vision de destruction. Des visages familiers et des frères d'armes gisaient autour de Garagrim, témoins silencieux du prix terrible de la guerre. La tristesse et la colère se sont entrelacées dans mon être. La tristesse pour la perte d'un fils, la colère envers les forces qui avaient transformé notre fierté en un champ de ruines. C'était un rêve, mais il portait le poids de la réalité, des craintes les plus profondes et des regrets les plus amers. Mais une partie de moi ne pouvais s’arrêter de dire … et si c’était vrai ?

ans la grande salle du trône, où la majesté de notre royaume avait été célébrée, se tenait Thorgrim, Haut Roi de Karaz Ankor, assis sur mon trône comme s'il attendait ma venue. Son regard, empli de haine, croisa le mien dans une confrontation silencieuse. Le poids de la trahison et de l'hostilité imprégnait l'air, faisant de la salle autrefois grandiose le théâtre d'une sombre confrontation.

Le sol était maculé de nombreux cadavres nains, étendus comme des ombres muettes. Pourtant, aucun d'entre eux ne portait de marques de griffes ou de morsures, mais plutôt des membres tranchés net. Le silence pesant était rompu seulement par le témoignage silencieux de cette scène de carnage, un mystère qui défiait l'entendement.

La tension dans la salle était palpable, imprégnée d'une atmosphère lourde de secrets et de trahisons. La rencontre avec Thorgrim, autrefois allié, maintenant assis sur mon trône en signe de défi, annonçait des temps sombres et des révélations à venir.

Comme un antagoniste tiré d'un mauvais film, il exposa ses manigances. La jalousie le rongeait de me voir élevé au rang de divinité, moi, son ami qui l'avait abandonné pour une existence différente. Les révélations s'échappaient de sa bouche amère, dévoilant des actions inimaginables. C'était lui qui avait violé Alrika, lui qui était le véritable père de Garagrim. Ses mots résonnaient dans la salle du trône, créant une symphonie sinistre de trahisons et de révélations. La haine dans ses yeux était un reflet de sa propre amertume, nourrie par des années de ressentiment et de désir non accompli.

La vérité, aussi amère soit-elle, éclatait comme un éclair dans l'obscurité, dévoilant les ténèbres cachées derrière le voile de l'amitié brisée. La salle du trône, jadis témoin de célébrations et de triomphes, était maintenant le théâtre d'une tragédie personnelle, où les liens d'amitié avaient été rompus par la trahison elle-même.

Le combat débuta dans un tumulte de fureur contenue. Thorgrim fonça sur moi, animé par une rage palpable. Malgré son assaut furieux, je repoussai ses attaques sans difficulté apparente. Chaque échange d'épées résonnait comme le coup d'une tragédie inéluctable. C'était un duel entre anciens compagnons, mais désormais ennemis. Lorsque ma lame trancha son bras, une étrange métamorphose s'opéra. À la place du membre coupé, un tentacule écarlate grotesque émergea, une manifestation étrange et dérangeante de la magie corrompue qui l'habitait désormais. Le spectacle macabre évoquait un mélange cauchemardesque de réalité et de sorcellerie, amplifiant la sombre intensité du combat. Les bruits métalliques des épées s'entrechoquant résonnaient comme une symphonie lugubre dans la salle autrefois majestueuse. Chaque coup porté était un rappel de la trahison qui avait transformé notre amitié en un affrontement brutal. Thorgrim, autrefois frère d'armes, était devenu une marionnette corrompue par des forces inconnues. Thorgrim n’était plus. Alors que je maîtrisais le combat, je me laissai envahir par la colère, tranchant ses membres un à un sans aucune résistance. Son buste s'écroula au sol puis se changea en une bouillie informe rougeâtre. Ses membres et sa tête reposèrent, le Haut Roi de Karaz Ankor était devenu un Enfant de Khorne.

Le combat était inutile, je devais sortir de ce cauchemar. C'est à ce moment qu'une voix retentit dans ma tête. « Tu n’as pas quelque chose de plus important à faire ! », c'était Oberons qui devait veiller sur mes songes. J’ai donc reculé vers la porte de la salle du trône et l'ai enfermé, l’ignominie à l'intérieur. Comme guidé, je me suis dirigé vers la forêt d’Athel Loren, où résidait Kimaleth. Le réveil de la marche onirique a été comme un retour brutal à la réalité, mais chacun d'entre nous porte maintenant le fardeau de nos rêves personnels. Des visions qui reflètent nos craintes les plus profondes et nos espoirs les plus chers.

La marche onirique nous a tous laissés bouleversés. Aleksander semble avoir bien supporté l'expérience, mais chez les autres, les émotions varient. Connor, habituellement robuste, montre des signes de préoccupation. Laura, n'est pas en grande forme non plus.  Shen, d'habitude si sûre d'elle, est dubitative et perplexe, semblant digérer les visions avec une profonde réflexion. Balthazar semble perturbé, et chacun de nous, d'une manière ou d'une autre, porte le fardeau de nos rêves personnels. Une décision doit être prise quant à la participation de certains membres à la prochaine étape de notre quête. Laura, après avoir évalué l'état de ses compagnons, décide qu'il vaut mieux que certains ne participent pas à cette phase. Hendrake donne l'ordre à Baal de rester avec elle, la proximité de l’aiguiller pourrais le faire changer de camp, Samaël et Morpheus quant à eux, s'assurent que le portail de retour reste ouvert.

Laura a ressenti une présence démoniaque de l’autre côté de la porte, la Garde Prétorienne se tient prête, forte de 66 Anges Ignés, dont un Archange. Nébuchadnezzar, comme à son habitude, tente de négocier avec eux. Il leur promet la liberté totale, mais la persuasion semble rencontrer des résistances. C'est alors que je prends la parole en tant que Prince d'Ambre, afin d’appuyer la parole de l’ancien tôlier des Abime, et je veillerais personnellement à ce qu’il honore son serment. La parole des Ambrien ayant une connotation sacrée, certain commence à se rallier nous. Connor, soutenant mes dires, les informe que Zeus, Divin de la Source s’engage également a respecté sa promesse. Aleksander amplifie encore ces arguments en ajoutant le Pôle du Temps dans la balance. La tension monte parmi les anginiers, une grande majorité d’entre eux se sont rallier a notre cause, cependant l’Archange était toujours retissant
La tension monte dans l'atmosphère alors que la négociation atteint un point critique. Hendrake, avec son audace habituelle, défie l'Archange en un combat singulier. L'enjeu est énorme, et nos destins semblent pendre à un fil ténu.

Pendant que Hendrake se prépare au duel, Nébuchadnezzar,, profite de la distraction pour tenter de se connecter à l’aiguiller à l'étage inférieur. C'est un acte audacieux, mais il sait que chaque instant compte. Le combat est d'une intensité inouïe, chaque coup, chaque esquive, résonne comme un écho à travers cette dimension éthérée. Les Anges Ignés observent avec une attention silencieuse, et même les membres de notre groupe retiennent leur souffle.

Le combat entre Hendrake et l'Archange atteint son apogée. Les éclairs d'énergie illuminent la salle, créant une scène saisissante. Nébuchadnezzar semble réussir à se connecter à l’aiguiller, détourant l'attention de l'archange quelque seconde. Finalement, dans un geste décisif, Hendrake parvient à le vaincre. C'est un moment de triomphe, mais aussi de tension. Les anges, témoins de la défaite de leur chef, sont désormais confrontés à un choix crucial. Certains semblent hésitants, mais finisse par s'incline en notre faveur. Epuisé mais victorieux, rejoint le groupe. La question des anges semble résolue, du moins pour le moment. Nos regards se tournent maintenant vers la prochaine étape de notre quête, alors que qu’un dernier défi nous attend dans cette Ombre impitoyable, Le Destructeur.

Cette obstacle étant résolu et j’ai hâte d’en finir avec cette aventure trop longue à mon gout. Boostés par les pouvoirs de Shen. J’entre en premiers dans le repère du Destructeur et sans attendre, je prends l'initiative en lançant mes runes, une créant une zone d’acide a ses pieds et l’autre créant des pics aux plafond que Shen fait exploser afin qu’il retombe sur notre ennemi. Notre agressivité coordonnée, le déstabilise et le blesse grièvement. Dans un élan d'agressivité concertée l’assaut est lancer, le combat est féroce, nos attaques coordonnées frappent le Destructeur de tous les côtés. Les flaques d'acide créent une zone dangereuse à ses pieds. Le monstre, désorienté et vulnérable, est soumis à une pluie de dégâts. Les attaques s'enchaînent, nos armes frappant avec une précision meurtrière. Aleksander et Shen, lançant des sorts de destruction ciblés, exploitant les faiblesses du Destructeur.  La bataille fait rage, avec le Destructeur ripostant me fait voltiger dans les airs, Connor amortit ma chute avec sa télékinésie. Shen, lance des sorts d'arrêt cardiaque et de douleurs tout en neutralisant les sort de magie du sang que lance le démon. Connor, utilisant ses yeux chargés de lasers, porte des coups précis pour brûler les yeux de la créature, réduisant ainsi sa précision.

Nébuchadnezzar, imperturbable dans sa détermination, lance des flammes dévastatrices, tandis je suis rentré par une de ses plait afin de découper son cœur de l’intérieur. Une fois ma cible a porté de ma hache, je le sectionne et la créature démoniaque tombe au sol agonisant sous nos attaques coordonnées.

Je prends un moment pour reprendre mon souffle, ma hache Gruanairm étant encore imprégnée du sang du démon quand un moment de surprise et de choc s'empare de Nébuchadnezzar et Aleksander. En examinant l’aiguiller, ils reconnaissent le Fouet de la Bête, une relique liée à une époque révolu de leur existence. Un frisson traverse le groupe, mais il n'y a pas de temps pour la contemplation. Samaël, invoqué par Nébuchadnezzar, arrive juste à temps pour dévorer le cœur du Destructeur, mettant fin à son existence démoniaque.

La victoire sur le Destructeur, bien que triomphante, laisse une impression d'anticipation tendue. Le lien entre l'Ombre et l’aiguiller est brisé, et l'ombre elle-même devient instable. Une série de téléportations, amplifiées par Laura et Nébuchadnezzar, nous ramène à la surface, hors du repaire du Destructeur.

Dans un éclair, nous nous retrouvons sur une ombre, échappant à cette Ombres des dragons. Le moment est venu de faire le point de nos aventures avant d'affronter les épreuves suivantes. Cependant une seule chose occupe mes pensé… Gorok Ankor !

 

En espérant que tout se passe bien pour toi,

Ungrim

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