10.1

Tromm Dawi Samoht,

De retour sur Gorok Ankor, je me suis immédiatement attelé à mettre de l'ordre dans mes affaires. Les vastes salles de la forteresse résonnaient de l'écho de mes pas alors que je me dirigeais vers mes quartiers. Les Brise Fers, fidèles gardiens de Gorok Ankor, s'inclinais respectueusement devant moi. Dans mes quartiers, la table était encore couverte de cartes, de runes et de schémas tactiques que nous avions utilisés pour planifier nos mouvements. Je m'assis, repensant aux événements récents. La guerre des pôles, la confrontation avec Mister Negative, la mutation de l'entité en le dragon du temps, tout cela était gravé dans ma mémoire comme une épopée inoubliable. Je sortis Gruanaim de son fourreau, examinant la lame avec une attention particulière. L'arme mystérieuse avait prouvé sa valeur, mais il était toujours difficile de prévoir les défis qui se dresseraient devant nous. Je me concentrai sur la fusion de mes pouvoirs runiques avec la lame, cherchant à en renforcer les capacités pour les épreuves à venir. Mon armure, forgée dans les entrailles de Gorok Ankor, avait également subi des dommages lors des combats. Je me rendis à l'atelier des forgerons, où les martèlements métalliques et les flammes de la forge créaient une symphonie industrielle. Là, les artisans habiles inspectèrent et renforcèrent mon armure, la rendant prête à affronter les flammes des Enfers. Pendant que mes affaires matérielles étaient prêtes, je pris également le temps de méditer. Assis dans une salle tranquille, je me plongeai dans la concentration, cherchant la sérénité intérieure. Les enseignements de la Marelle guidaient mes pensées, me permettant de trouver l'équilibre nécessaire entre la force brute et la finesse stratégique.

 

Afin de feter mon retour, un banquet fu organiser dans la grande salle de Karak Kadrin, empreinte de festivités et de réjouissances. Les rires et les récits des batailles passées résonnaient dans les murs massifs de la forteresse. La grande table était ornée de mets délicieux, de coupes de vin et de bière, créant une atmosphère de célébration. Alors que le festin battait son plein, mes yeux se posèrent sur Alrika, rayonnante dans sa nouvelle position en tant que reine de Karak Kadrin. Sa beauté était comme toujours, captivante, mais aujourd'hui elle était également couronnée de la responsabilité et de la dignité que confère la royauté. À ses côtés se tenait Garagrim, mon fils, avec une fierté indéfectible. Garagrim était resté le même, un guerrier féroce et un leader respecté. Les récits de la  bataille des Cinq Pôles résonnaient dans ses yeux, et il écoutait attentivement chaque détail avec un mélange de satisfaction et de nostalgie. Le regard fier de père à fils était là, empreint d'une connexion profonde forgée au fil des combats partagés.

 

Au cours du banquet, je pris le temps de partager des moments de camaraderie avec Kazador, mon chef de la garde ainsi que mes soldats et les habitants de Karak Kadrin. La solidarité qui régnait dans la forteresse était tangible. Les forgerons, les brasseurs, les mineurs et tous les autres contribuaient à leur manière à la préparation de la prochaine mission. Les échanges étaient animés, mêlant des anecdotes de batailles à des rires chaleureux. Pendant ces moments, je sentais le lien profond qui nous unissait, bien plus qu'une simple communauté. Nous étions une famille, un peuple fier et solidaire, prêt à affronter les défis à venir. Ces instants de répit étaient aussi importants que les préparatifs physiques, renforçant notre détermination commune.

 

Le banquet se prolongea tard dans la nuit, mais il était empreint d'une énergie positive. Alors que je me retirais finalement pour une nuit de sommeil bien méritée, je savais que le lien entre Karak Kadrin et moi-même, en tant que père et roi, resterait inébranlable.

 

C’est sur ce récit que je termine ces lignes, je te dis à demain mon ami.

 

Ungrim

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